Train, voiture, quand les usagers paient encore la facture…

 

Pour la CNL, les annonces d’annulations et échanges de billets de train payants, et de la hausse des tarifs autoroutiers, attaquent, une fois de plus, le pouvoir d’achat des usagers, et notamment des plus modestes : se déplacer en France est-il en train de devenir un luxe ?   

A partir du 1er avril, l’échange ou l’annulation des billets « Loisirs » coûtera 5 euros avant la veille du départ, et 15 euros la veille ou le jour du départ. Alors que les prix des billets sont déjà trop élevés, les usagers sont de nouveau pénalisés par cette mesure.

S’inscrivant dans la continuité de la loi Macron, elle concrétise une politique dangereuse en ne rendant accessible le transport ferroviaire qu’à un public informé et aisé financièrement. Les plus modestes vont, soit renoncer à voyager, soit se rabattre sur les moyens de transports routiers, notamment low-cost, moins rapides, plus dangereux et plus polluants.

N’auront-ils d’autres choix que de sacrifier leur sécurité et leur confort pour pouvoir se déplacer ? Sans parler de l’impact sur l’environnement, bien loin des grands discours et engagements de la COP 21.

De plus, si les usagers n’ont d’autre choix que de se déplacer en voiture, ils seront touchés par la hausse moyenne de 1,12% des tarifs autoroutiers annoncés pour le 1er février.

Pour la CNL, il ne doit y avoir ni d’usagers privilégiés, ni d’usagers de seconde zone. Se déplacer est une nécessité. C’est un droit fondamental.