CP :Journée internationale de lutte pour le droit des femmes : L’émancipation à la maison et dans les luttes

 

En cette journée particulière célébrant les luttes des femmes pour leur émancipation, la CNL tient à souligner le rôle prépondérant des femmes dans les luttes pour le logement et à réaffirmer l’importance du combat pour l’égalité jusque dans les foyers.

La CNL, en tant qu’organisation des habitant(e)s observe au quotidien que le lieu d’habitation est un milieu où se reproduisent les inégalités de genre. Dans un contexte où chaque année, en France, ce sont plus de 223 000 femmes qui subissent des violences conjugales (physiques et/ou sexuelles), les insuffisances actuelles en matière d’offre de logement social et notamment de logement d’urgence ne permettent pas de protéger suffisamment les femmes contraintes de déménager à cause des comportements violents de leur conjoint. 

Par ailleurs, c’est aussi en matière de répartition des tâches ménagères que se posent les enjeux de l’émancipation et de l’égalité des genres. Selon l’INSEE,  65% des tâches parentales sont effectuées par la mère. Les tâches ménagères sont également davantage assumées par les femmes au sein du couple. Cette répartition laisse aux femmes quotidiennement 30 minutes en moins que les hommes à consacrer au temps libre, et donc à l’engagement. Pourtant, la CNL, qui fête cette année son centième anniversaire, tient à souligner l’importance de la place des femmes dans son organisation qui ont œuvré depuis sa création à construire, renforcer et animer le mouvement des locataires.

La CNL demande donc au gouvernement de renforcer ses politiques de construction de logement d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violence. En outre, elle agira, en tant qu’organisation d’éducation populaire, pour déconstruire les inégalités de genre et œuvrer pour que les femmes puissent prendre toute leur place dans les structures d’engagement collectif. Enfin, elle continuera à demander la mise en place d’un véritable statut de l’élu(e) associatif(ve) afin que toutes et tous puissent s’investir équitablement dans l’engagement collectif.